Famille Durand, tuilier depuis 1680

    

Un acte notarié de 1790 atteste de l’héritage de la propriété avec un four familial détruit dans les années 1980.

À la succession de Pierre Edouard Durand, Amédé Durand hérite de la tuilerie qui se trouvait à Bouniagues (24560) et mon grand-père, Jean Léopold Durand, hérite d’une partie des vignes qu’il revendra un peu plus tard, pour acheter la tuilerie qui se trouvait au Fleix (24130) et qui, en 1933, appartenait à la famille Imbert.

À l’époque, mon grand-père Jean Léopold Durand fabrique essentiellement des tuiles cuites avec le bois non utilisable pour le gros œuvre.

Ancien élève des « Arts et Métiers » de Bourges (18000), il électrifie l’entreprise et achète un camion pour aller chercher le bois et faire la livraison des tuiles. Il construit ensuite un bâtiment plus grand et achète des machines performantes pour faire de la brique creuse de petit format qui, à l’époque, était un matériau très demandé.

Pendant la guerre 1939-1945, le Colonel Moriset, nommé X, (juif né en Belgique), se réfugie au Château du Bost pendant quatre ans et met en place l’armée secrète en Aquitaine.

Mon grand-père, Jean Léopold Durand, ayant eu le grade de lieutenant de la cavalerie à Saumur pendant son service militaire, propose à ce Colonel Moriset de servir de base afin de récolter les armes. La résistance locale, surtout celle de Sainte-Foy-La-Grande, était l’une des plus actives. Les armes parachutées à la Veyssière (24130) étaient cachées sur les camions, recouvertes de bois, pour être ensuite transportées au Fleix (24130) où elles étaient cachées sous les fours. La dynamite et les munitions étaient planquées sous le séchoir.

Dans les années 50, la demande en brique explose. Mon grand-père, Jean Léopold Durand, arrête donc la fabrication des tuiles et construit un four alimenté au charbon pour répondre à la demande.

En 1963, il construit un four tunnel de 80 mètres de long qui permet de cuire 100 tonnes de briques par jour en cuisson continue sept jours sur sept et ce, 340 jours par an.

Un séchoir semi-automatique est alors installé. Le four tunnel et le séchoir utilisent le fioul lourd comme combustible.

En 1970, le gaz liquide remplace le fioul, puis en 1980, le four est alimenté avec de la sciure de bois qui est moins chère, mais le changement de combustible a nécessité de lourds investissements.

Dans les années 1985, la concurrence des gros industriels de la brique devient trop forte, entrainant la baisse de l’activité de l’entreprise, il faut donc se remettre en question.

En 1993, mon épouse, Brigitte et moi-même, Jean-Pierre Durand, reprenons l’entreprise et nous lançons dans la fabrication de carrelage terre cuite et brique de parement.

La variété des formats et des couleurs n’intéressent pas l’industrie, mais la demande est forte de la part des monuments historiques ainsi que des anglais qui admirent notre patrimoine bâti.

En 2013, nos références nous permettent d’obtenir le label « E.P.V. » (Entreprise du Patrimoine Vivant) dont nous sommes fiers et nous incite à continuer dans cette voie.

Jean Pierre DURAND

<b>1958 –</b> Françis Durand devant l’entrée du four à charbon. Four à charbon de marque Hoffmann.
1958 – Françis Durand devant l’entrée du four à charbon. Four à charbon de marque Hoffmann.

1958 – Françis Durand devant l’entrée du four à charbon. Four à charbon de marque Hoffmann.

<b>1953 –</b> Émilie Durand devant le stock de bois.
1953 – Émilie Durand devant le stock de bois.

1953 – Émilie Durand devant le stock de bois.

<b>1947 –</b> Émile Durand, briques plâtrières sur chariot en bois.
1947 – Émile Durand, briques plâtrières sur chariot en bois.

1947 – Émile Durand, briques plâtrières sur chariot en bois.

<b>1958 –</b> Cheminée de l’ancien four Hoffmann. <i>Monsieur Ble ancien ouvrier, en haut de la cheminée.
1958 – Cheminée de l’ancien four Hoffmann. Monsieur Ble ancien ouvrier, en haut de la cheminée.

1958 – Cheminée de l’ancien four Hoffmann. Monsieur Ble ancien ouvrier, en haut de la cheminée.

Chaine de fabrication

    

Acheminement de l'argile → Malaxage → Mise en forme → Découpe → Séchage

Acheminement de l'argile
Broyeur
Groupe de fabrication
Mise en forme de l'argile
Découpe
Brut de découpage
Mise en place dans le séchoir
Carreaux dans le séchoir

Cuisson

    

Agencement → Enfournement → Cuisson → Ouverture du four → Défournement


    

Notre entreprise a reçu le label d’état :

« Entreprise du Patrimoine Vivant »
L’excellence du savoir faire français

Briquettes

Briquettes

Carreaux

Carreaux

Émaillés

Émaillés

Épis de faitage

Épis de faitage

Références

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Contact

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